Re-imagining a Feminist Criminology
Re-imagining a Feminist Criminology
复制标题
重新想象女权主义犯罪学
DOI:
10.3138/cjccj.48.5.735
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发表时间:
2006
影响因子:
0.9
通讯作者:
Gillian Balfour
中科院分区:
文献类型:
--
作者:
Gillian Balfour
<p> Le nombre de femmes dans les établissements correctionnels canadiens croît plus rapidement que tout autre segment de la population. Ce phénomène peut s'expliquer, d'une part, par la criminalisation néo-libérale de la pauvreté découlant de la lutte contre la drogue et la fraude contre l'aide sociale et, d'autre part, par les réductions imposées aux services sociaux. En effet, tous ces facteurs ont touché directement un seul groupe, les femmes. Mais que dire de la réaction de la criminologie féministe devant cette explosion de la population carcérale féminine? Dans le présent article, l'auteure analyse la dérive de la criminologie critique féministe vers une conception foucauldienne du pouvoir qui, à travers une démarche de décentrement de l'État, aboutit à une théorisation du corps féminin soumis, corps qui serait régi à distance grâce à diverses technologies et logiques de la discipline et du risque. L'auteure conclut en soutenant qu'il faut élaborer une nouvelle criminologie féministe qui remettra en question la dérive susmentionnée et qui explorera des pistes de solution sur le double plan théorique et politique. </p> <p> Women are the fastest-growing prisoner population in Canada. This can be attributed, in part, to the neo-liberal criminalization of poverty through its war on drugs, creation of welfare fraud, and cutbacks to social services, all of which have directly and uniquely affected women. But what of feminist criminology amidst this incarceration spiral? In this article I examine the drift of critical feminist criminology toward a Foucauldian construction of power that, in decentring the state, has theorized women's docile bodies as governed at a distance through various technologies and rationalities of discipline and risk. I argue that it is time to re-imagine a feminist criminology that questions this shift and asks, in theoretical and political terms, "What is to be done?"</p>