[Non-invasive prenatal paternity testing: a mixed blessing?].
[Non-invasive prenatal paternity testing: a mixed blessing?].
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DOI:
10.1051/medsci/2012282022
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发表时间:
2012
期刊:
影响因子:
--
通讯作者:
B. Jordan
中科院分区:
文献类型:
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作者:
B. Jordan
CoReBio PACA, case 901, Parc scientifique de Luminy, 13288 Marseille Cedex 9, France. brjordan@ club-internet. fr216 m/sn 2, vol. 28, février 2012 la branche britannique du DNA Diagnostics Center, un des plus importants laboratoires privés d’analyses de paternité (il revendique d’avoir effectué plus d’un million d’analyses d’ADN)(Figure 1). En fait, le test a été mis au point par une autre entreprise, Gene Security Network (Redwood City, Californie, États-Unis). Il s’ agit d’une analyse de l’ADN plasmatique de la future mère à l’aide d’une puce à ADN qui examine 317 000 snips, et (par voie informatique) soustrait de ce profil celui de l’ADN maternel obtenu grâce aux lymphocytes (isolés à partir du même prélèvement). Le profil de l’ADN du père supposé est alors comparé à celui du fœtus, et l’on imagine bien qu’en disposant de plus de 300 000 snips il est relativement facile de décider si les allèles «non maternels» du fœtus proviennent, ou non, du géniteur putatif. Une telle analyse est techniquement plus simple qu’une recherche d’aneuploïdie ou même de mutations, pour laquelle le bruit de fond dû à l’ADN maternel est plus difficile à éliminer: on va ici repérer, avec une bonne fiabilité, quelques centaines d’allèles d’origine paternelle, et il suffira de voir s’ ils sont, ou non, présents chez le père désigné. D’après le responsable scientifique de DNA Diagnostics Center, un essai (non encore publié) n’a donné aucun faux positif sur un échantillon de mille «non-pères», et aucun faux négatif sur un autre échantillon de cent pères véritables, avec seulement 1% de résultats non interprétables.Évidemment, ce test évolué (par rapport à un test de paternité classique) est assez coûteux, un peu moins de mille livres anglaises soit un peu plus de mille euros-mais ce tarif n’est pas réellement dissuasif. De fait, à en croire les communiqués de l’entreprise, le marché potentiel est très important. Un test de paternité en situation prénatale était déjà proposé aux États-Unis par plusieurs fournisseurs, mais il impliquait un prélèvement invasif et, compte tenu du risque encouru, ne devait pas être très utilisé. Ce nouveau procédé ne fait courir aucun risque à la mère ou à l’enfant. Aucun risque médical, faut-il préciser, car on imagine facilement les situations auxquelles il peut aboutir: pression du père pour lever les soupçons qu’il peut avoir sur l’origine de la grossesse en cours, chantage pour imposer une interruption de grossesse si le résultat n’est pas conforme à ses attentes. Une autre firme, easyDNA, a également obtenu une licence et commercialise ce test en Australie, et au moins une entreprise